Oui, je dis bien "parmi". J'insiste, pour être sûr que ce billet ne puisse en aucun cas être instrumentalisé pour blanchir l'appareil sécuritaire tunisien de ses crimes ou m'accuser d'y contribuer.Ceci est un extrait d'un récit publié sur un blog du Monde Diplomatique, quelques jours après le départ de ZABA, soit le 19 janvier. C'est le dernier chapitre "Les snipers de Tunis-Carthage" qui a attiré mon attention, et qui devrait en faire de même avec vous.
Pierre H. était visiblement un négociateur chargé de conclure une affaire à Tunis, et vu son statut, elle n'était pas des plus propres. Toutefois, il n'était probablement pas le seul. Le régime de ZABA a-t-il appliqué la même recette que Kadhafi, en faisant appel à des mercenaires étrangers pour se protéger ?
La réponse à cette question (et bien d'autres) est certainement dans les dossiers confidentiels du ministère de l'intérieur ou de la défense, voire même du Palais de Carthage. Les négociations avec les armées de mercenaires et autres tueurs à gages ne se fait que via des hommes de confiance, placés à des niveaux élevés de l'échelle de commandement.
Que peut-on dire aujourd'hui ? Personnellement, je pense que le seul moyen vraiment efficace de lever le mystère sur ce dossier est celui préconisé par le Syndicat des forces de l'ordre, qui est en même temps la réponse que m'a fournie Samir Tarhouni, directeur de la Brigade Anti-Terrorisme et présumé initiateur de la prise en otage des Trabelsi, le 14/01 à l'aéroport, lors de son interview sur Nessma : Un expert international indépendant en balistique pourrait déterminer avec précision le type d'armes depuis lesquelles les balles qui ont tué nos martyrs ont été tirées. Dès lors, on pourrait déterminer avec exactitude les brigades qui détiennent un tel matériel, et revoir leurs assignations et leurs inventaires durant la révolution, ainsi que dans les quelques jours qui suivirent le départ de ZABA.
9 h 40, jeudi 13 janvier, devant l’entrée de l’aéroport de Tunis-Carthage. Depuis la fin du couvre-feu, les taxis déposent ici les flots de touristes et d’hommes d’affaires qui souhaitent quitter le pays. Trois 4×4 gris métallisé, vitres teintées, viennent tout juste de se ranger devant la porte principale. Brusquement, au pas de course, une dizaine de militaires en tenue de camouflage, veste jaune fluo, sortent de l’aéroport. Équipés de longues mallettes noires et de petites valises grises, ils s’engouffrent dans les 4×4 qui partent en trombe. Maîtrisée, la scène a duré moins d’une minute.
A l’intérieur, les visages anxieux des voyageurs sont tournés vers le panneau d’affichage. Le vol Air France de 9 heures a été annulé, ceux de Tunis Air sont incertains. Au bar du niveau des arrivées, Pierre H. attend des « collègues » qui doivent venir le chercher. Il débarque de Paris et vient pour affaires. Cet ancien officier de l’armée française, la soixantaine, préfère ne pas en dire plus sur son activité professionnelle. En revanche, il s’amuse du groupe de militaires qu’il vient de voir traverser le hall de l’aéroport.
« Sûrement d’Afrique du Sud, indique-t-il sans hésiter. Ces mallettes, je les connais bien. Fusils pour snipers. Les petites grises, c’est pour les munitions. » Pourquoi l’Afrique du Sud ? « Vous avez vu leurs têtes ? Tous blancs. Ce sont des mercenaires formés là-bas. Tarif : de 1 000 à 1 500 dollars par jour. »
Pierre H. était visiblement un négociateur chargé de conclure une affaire à Tunis, et vu son statut, elle n'était pas des plus propres. Toutefois, il n'était probablement pas le seul. Le régime de ZABA a-t-il appliqué la même recette que Kadhafi, en faisant appel à des mercenaires étrangers pour se protéger ?
La réponse à cette question (et bien d'autres) est certainement dans les dossiers confidentiels du ministère de l'intérieur ou de la défense, voire même du Palais de Carthage. Les négociations avec les armées de mercenaires et autres tueurs à gages ne se fait que via des hommes de confiance, placés à des niveaux élevés de l'échelle de commandement.
Que peut-on dire aujourd'hui ? Personnellement, je pense que le seul moyen vraiment efficace de lever le mystère sur ce dossier est celui préconisé par le Syndicat des forces de l'ordre, qui est en même temps la réponse que m'a fournie Samir Tarhouni, directeur de la Brigade Anti-Terrorisme et présumé initiateur de la prise en otage des Trabelsi, le 14/01 à l'aéroport, lors de son interview sur Nessma : Un expert international indépendant en balistique pourrait déterminer avec précision le type d'armes depuis lesquelles les balles qui ont tué nos martyrs ont été tirées. Dès lors, on pourrait déterminer avec exactitude les brigades qui détiennent un tel matériel, et revoir leurs assignations et leurs inventaires durant la révolution, ainsi que dans les quelques jours qui suivirent le départ de ZABA.Peut-on espérer de voir un jour le gouvernement transitoire ou le comité d'établissement des vérités présidé par M. Taoufik Bouderbala commencer à faire leur travail sérieusement, en ayant recours aux services d'un tel expert ou commission d'experts ? Ou est-ce qu'on devra attendre l'assemblée constituante pour cela aussi ...?



2 commentaires:
c trop tard pour dire ca je suis un policier et je sais ca depuit 13janviers mais aucun persone nous croire . il y a 39policier qui son mort pour rien qui l ont tuer les militer et les snipers c pour ca je dit toujours on est tous des marionette pour les forces israelo americain
xxxx
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